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Guide sur les produits boursiers ou instruments financiers : comment investir en actions ? que sont les obligations ? comment utiliser les produits dérivés ?

Les produits de bourse sont des instruments financiers qui permettent aux investisseurs de participer à l’évolution des marchés, en fonction de leurs attentes et de leur appétit pour le risque. Il existe deux grandes catégories de produits de bourse : les produits dits « au comptant » et les produits dérivés. Les produits au comptant sont des titres qui représentent une part du capital ou de la dette d’une entreprise, d’un État ou d’un organisme. Les produits dérivés sont des contrats qui dépendent de la valeur d’un actif sous-jacent, comme une action, une obligation, une matière première ou un indice boursier. Tous les instruments financiers offrent des avantages et des inconvénients, qu’il faut bien connaître avant de se lancer dans l’investissement boursier. Alors, comment les choisir ? Nous allons voir cela de plus près dans ce guide. Allez, c’est parti !

Guide sur les produits boursiers ou instruments financiers
Investissements boursiers : actions, obligations, matières premières…

Comment investir en actions ?

Pour rappel et pour les néophytes, les actions sont des titres qui représentent une fraction du capital d’une société. En achetant des actions, l’investisseur devient actionnaire et peut bénéficier des dividendes versés par la société, ainsi que de la hausse du cours de l’action sur le marché. Ce sont des produits de bourse au comptant, qui s’échangent sur les marchés règlementés (comme Euronext) ou sur les marchés alternatifs (comme Alternext).

Investir en actions présente plusieurs avantages :

  • Les actions offrent un potentiel de rendement élevé sur le long terme, en fonction de la performance et de la croissance de la société.
  • Les actions permettent de diversifier son portefeuille, en choisissant des secteurs d’activité variés et des zones géographiques différentes.
  • Les actions donnent accès à des droits de vote et d’information, qui permettent à l’actionnaire de participer aux décisions stratégiques de la société et de suivre son évolution.

Investir en actions présente aussi des inconvénients :

  • Les actions sont soumises à la volatilité du marché, ce qui signifie que leur cours peut varier fortement à la hausse comme à la baisse, en fonction de l’offre et de la demande, mais aussi des évènements économiques, politiques ou sociaux.
  • Les actions comportent un risque de perte en capital, si le cours de l’action est inférieur au prix d’achat lors de la vente.
  • Les actions sont soumises à la fiscalité des plus-values et des dividendes, qui peut réduire le rendement net.

Pour investir en actions, il faut donc avoir une bonne connaissance du marché, une vision à long terme et une capacité à supporter les fluctuations.

Que sont les obligations et comment investir dedans ?

Investir dans les obligations, c’est acheter des instruments financiers représentant une part de la dette d’un État, d’une collectivité territoriale ou d’une entreprise. En achetant des obligations, l’investisseur prête son argent au débiteur et reçoit en échange des intérêts (appelés coupons) et le remboursement du capital à l’échéance. Il s’agit de produits de bourse au comptant, qui s’échangent sur les marchés obligataires (comme le marché secondaire).

Comme les actions, les obligations ont leurs avantages, mais également leurs limites :

Avantages des obligations Limites des obligations
– Offrent un revenu régulier et prévisible, grâce aux coupons versés périodiquement.
– Présentent un risque limité, si le débiteur respecte ses engagements et rembourse sa dette à l’échéance.
– Permettent de diversifier son portefeuille, en choisissant des émetteurs et des maturités différents.
– Offrent un rendement faible, surtout dans un contexte de taux d’intérêt bas ou négatifs.
– Sont sensibles aux variations des taux d’intérêt, qui influencent leur prix sur le marché. Si les taux d’intérêt augmentent, le prix des obligations baisse, et inversement.
– Comportent un risque de défaut, si le débiteur ne peut pas rembourser sa dette ou fait faillite.

Pour investir dans les obligations, il est nécessaire d’avoir une bonne connaissance du marché — d’ailleurs, c’est la base de l’investissement en bourse. Ensuite, avoir une vision à moyen terme permet de mieux les apprécier. Il faut également disposer d’une excellente capacité à évaluer la solvabilité du débiteur, peu importe qu’il s’agisse d’un État ou d’une entreprise. On peut par ailleurs penser que les États sont plus solvables que les entreprises, mais cela n’est pas vrai dans la mesure où différents évènements imprévus peuvent mettre à mal la capacité des États à honorer leurs obligations.

Comment investir dans les matières premières ?

Les matières premières représentent des biens naturels ou agricoles, qui servent de base à la production industrielle ou alimentaire. Il existe plusieurs types de matières premières :

  • les métaux précieux (or, argent, platine), 
  • les métaux industriels (cuivre, aluminium, zinc), 
  • les énergies (pétrole, gaz naturel, charbon), 
  • les produits agricoles (blé, maïs, café),
  • les produits animaux (viande, lait, laine). 

Également appelés « commodities », les matières premières sont des produits dérivés, qui s’échangent sur les marchés à terme (comme le NYMEX) ou sur les marchés de gré à gré (comme le marché spot).

Comme tout instrument financier, les matières premières présentent autant d’avantages que d’inconvénients. Il est très important de les connaître pour pouvoir investir efficacement :

  Caractéristiques
Avantages des commodities – Les matières premières offrent un potentiel de rendement élevé sur le court terme, en fonction de l’offre et de la demande mondiale, mais aussi des facteurs climatiques, géopolitiques ou sanitaires.
– Les matières premières permettent de diversifier son portefeuille, en choisissant des actifs non corrélés aux marchés financiers traditionnels.
Les matières premières offrent une protection contre l’inflation, du fait que leur prix augmente généralement avec le niveau général des prix.
Inconvénients des commodities – Les matières premières sont soumises à une forte volatilité du marché, ce qui signifie que leur prix peut varier fortement à la hausse comme à la baisse, en fonction des aléas du marché.
– Les matières premières comportent un risque de perte en capital, si le prix du sous-jacent est inférieur au prix d’achat lors de la vente.
– Les matières premières sont soumises à la fiscalité des plus-values et des revenus financiers, qui peut réduire le rendement net.

Pour investir dans les matières premières de manière sereine, il est primordial d’avoir une bonne connaissance du marché, une vision à court terme et une excellente capacité à anticiper les tendances.

Comment investir dans les indices boursiers ?

Les indices boursiers représentent des indicateurs mesurant la performance d’un ensemble d’actions cotées sur un marché donné. Ils reflètent l’évolution du marché dans son ensemble ou d’un secteur particulier. Il existe des indices nationaux, régionaux ou mondiaux, comme le CAC 40 en France, le DAX en Allemagne, le S&P 500 aux États-Unis ou encore le MSCI World. Investir dans les indices boursiers permet de diversifier son portefeuille, de bénéficier de la croissance économique et de réduire le risque spécifique lié à une seule action.

Comme précédemment avec les actions, les obligations ou encore les matières premières, avantages et obligations entourent les indices boursiers, en voici quelques-uns d’entre eux :

Avantages des indices boursiers Inconvénients des indices boursiers
– Les indices boursiers offrent un potentiel de rendement élevé sur le moyen terme, en fonction de la performance globale du marché ou du secteur concerné.
– Les indices boursiers permettent de diversifier son portefeuille, en choisissant des zones géographiques ou des domaines d’activité variés.
– Les indices boursiers offrent une simplicité de gestion, car ils évitent de sélectionner individuellement les actions qui composent l’indice.
– Les indices boursiers sont soumis à la volatilité du marché, ce qui signifie que leur valeur peut varier fortement à la hausse comme à la baisse, en fonction de l’évolution du marché ou du secteur concerné.
– Les indices boursiers comportent un risque de perte en capital, si la valeur de l’indice est inférieure au prix d’achat lors de la vente.

Pour investir dans les indices boursiers, il existe plusieurs possibilités :

  • Acheter des actions qui composent l’indice : cette méthode est simple, mais coûteuse, car il faut acheter un grand nombre d’actions différentes, avec des frais de courtage à chaque transaction.
  • Acheter des trackers ou ETF (Exchange Traded Funds) : ce sont des fonds indiciels cotés en bourse, qui répliquent la performance d’un indice donné. Ils sont faciles à acheter et à vendre, avec des frais réduits et une bonne liquidité.
  • Acheter des produits dérivés : ce sont des contrats financiers qui dépendent de la valeur d’un actif sous-jacent, comme un indice boursier. Il existe différents types de produits dérivés, comme les warrants, les turbos ou les certificats. Ils permettent de profiter d’un effet de levier, c’est-à-dire d’amplifier les gains ou les pertes en fonction de l’évolution du sous-jacent. Ils sont adaptés aux investisseurs avertis et prêts à prendre des risques élevés.

Comprendre les produits dérivés en bourse

Les produits dérivés en bourse sont des instruments financiers qui permettent aux investisseurs de spéculer sur l’évolution d’un actif sous-jacent, sans avoir à le détenir réellement. Ils offrent une grande flexibilité et une forte réactivité aux mouvements du marché. Ils peuvent être utilisés pour se couvrir contre le risque de change, de taux ou de volatilité, ou pour profiter d’opportunités de trading à court terme.

Parmi les produits dérivés les plus courants sur le marché boursier, on trouve :

Les warrants : 

Il s’agit d’options négociables en bourse, qui donnent le droit d’acheter (call) ou de vendre (put) un actif sous-jacent à un prix fixé à l’avance (strike) et à une date déterminée (échéance). Ils permettent de profiter d’un effet de levier important, mais ils sont soumis au risque de perte totale du capital investi en cas d’exercice hors la monnaie.

Les turbos : 

Ce sont des produits à effet de levier qui permettent de miser sur la hausse (turbo call) ou la baisse (turbo put) d’un actif sous-jacent. Ils se distinguent des warrants par la présence d’une barrière désactivante (knock-out), qui entraîne la clôture automatique du produit si le cours du sous-jacent l’atteint. Ils offrent un effet de levier plus élevé que les warrants, mais ils sont plus sensibles aux variations du marché.

Les certificats : 

Les certificats sont des titres de créance émis par une banque, qui reproduisent la performance d’un actif sous-jacent, avec ou sans effet de levier. Il en existe différents types, comme les certificats 100 %, les certificats bonus, les certificats discount ou les certificats à maturité. Ils ont l’avantage d’être simples à comprendre et à utiliser, mais ils comportent un risque de perte en capital lié à la solvabilité de l’émetteur.

Que sont les ETF et comment investir dedans ?

Les ETF (Exchange Traded Funds) sont des fonds indiciels cotés en bourse, qui répliquent la performance d’un indice, d’un secteur, d’une région ou d’une thématique. Appelés fonds négociés en bourse ou FNB en français, ils offrent une exposition diversifiée au marché, avec des frais réduits et une bonne liquidité. Ces instruments financiers sont adaptés aux investisseurs qui cherchent à investir sur le long terme, en suivant une stratégie passive ou active. 

Voici quelques étapes à suivre pour investir dans les ETF :

  1. Choisir un ETF adapté à son profil de risque, à son horizon de placement et à ses objectifs d’investissement. Il existe des ETF sur tous les types d’actifs (actions, obligations, matières premières, devises…), sur tous les marchés (émergents, développés, frontières…), sur toutes les thématiques (écologie, technologie, santé…), et avec différents niveaux de risque (volatilité, effet de levier…).
  2. Acheter et vendre l’ETF comme une action ordinaire, en passant un ordre de bourse sur le marché secondaire. Il faut faire attention au spread (différence entre le prix d’achat et le prix de vente), au tracking error (différence entre la performance de l’ETF et celle de l’indice de référence) et aux dividendes (qui peuvent être réinvestis ou distribués).
  3. Suivre l’évolution de l’ETF et ajuster son portefeuille en fonction du marché. Il faut être attentif aux changements de composition ou de pondération de l’indice sous-jacent, aux frais de gestion ou aux éventuels risques liés au mode de réplication (physique ou synthétique).

Que sont les FCP et SICAV ?

Dans le cadre de l’investissement, parmi les produits de bourse utilisés par de nombreuses personnes, il y a les FCP et les SICAV. Il s’agit d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières abrégés en OPVCM, regroupant les capitaux de plusieurs investisseurs afin de les placer sur différents marchés financiers, les fonds communs de placement et les sociétés d’investissement à capital variable offrent une gestion professionnelle et déléguée du portefeuille, avec une diversification des actifs et des risques. Ils sont adaptés aux investisseurs qui cherchent à bénéficier du savoir-faire d’un gérant et à déléguer leurs décisions d’investissement. Ce ne sont pas à proprement parler de produits de bourse, mais plutôt une manière d’investir en bourse.

Pour investir dans les FCP et les SICAV, il faut :

  1. Choisir un FCP ou une SICAV adapté à son profil de risque, à son horizon de placement et à ses objectifs d’investissement. Il existe des FCP et des SICAV sur tous les types d’actifs (actions, obligations, monétaires…), sur tous les styles de gestion (value, growth, momentum…), sur toutes les zones géographiques (Europe, Asie, Amérique…) et sur toutes les stratégies (diversifiée, thématique, sectorielle…).
  2. Souscrire et racheter des parts ou des actions du FCP ou de la SICAV auprès d’un intermédiaire financier (banque, courtier, assurance…). Il faut faire attention aux frais d’entrée et de sortie, aux frais de gestion annuels et aux performances nettes de frais.
  3. Suivre l’évolution du FCP ou de la SICAV et ajuster son portefeuille en fonction du marché. Il faut être attentif à la politique de gestion du fonds ou de la société, aux rapports trimestriels ou annuels du gérant et aux distributions éventuelles de revenus.

Il s’agit en quelque sorte des mêmes étapes que pour investir dans les ETF.

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Résumé

Sur les marchés financiers, il existe toute une panoplie de produits de bourse pour répondre aux besoins et aux objectifs de tous les investisseurs. Distingués en deux catégories principales, les produits « au comptant » et les produits dérivés, ils englobent actions, obligations, matières premières, indices boursiers, produits dérivés, ETF, FCP et SICAV. L’investissement en actions, par exemple, offre un potentiel de rendement élevé, mais expose également à la volatilité et aux risques fiscaux. Les obligations, bien que présentant un revenu régulier, sont sensibles aux taux d’intérêt et au risque de défaut. Les matières premières, appelées « commodities », offrent un potentiel de rendement court terme, mais sont soumises à une forte volatilité. Investir dans les indices boursiers permet une diversification, bien que sujette à la volatilité du marché. Les produits dérivés, tels que les warrants, turbos, et certificats, offrent flexibilité et réactivité, mais requièrent une expertise accrue. Les ETF, en revanche, facilitent l’investissement diversifié à faibles coûts. Enfin, les FCP et SICAV, bien qu’ils ne soient pas stricto sensu des produits de bourse, offrent une gestion déléguée pour ceux recherchant l’expertise d’un gérant professionnel. La compréhension approfondie de chaque produit, combinée à une analyse prudente des avantages et des inconvénients, est essentielle pour des choix d’investissement éclairés.